Il y a des œuvres que l’on achète. Et puis il y a celles qui, sans qu’on le sache encore, changent le cours d’une histoire.
Pour nous, cette œuvre, c’est JACKASS.
En 2023, lorsque nous découvrons ce tableau de Clément Jacques-Vossen, nous ne sommes pas galeristes. Nous commençons simplement à regarder l’art autrement, guidés par nos émotions et nos coups de cœur. Simon, l’un de nos fils, nous fait découvrir Clément. Nous rencontrons son travail, puis l’artiste. Nous achetons JACKASS.
Et quelque chose commence.
Ce tableau devient la première pierre d’une petite collection qui, au fil des rencontres, va devenir de plus en plus passionnée, exigeante et sélective. D’autres œuvres de Clément rejoindront notre famille. Puis d’autres artistes. Des rencontres, des ateliers, des discussions, des découvertes… jusqu’à cette idée un peu folle : ne plus garder nos coups de cœur pour nous, partager notre vision de l’art et ouvrir TICH Gallery.
Depuis cette première rencontre, Clément a toujours été là. Il nous a conseillés, encouragés et nous a appris énormément sur l’art et le monde des galeries. Mais surtout, derrière l’artiste, nous avons découvert quelqu’un de profondément humain, généreux, drôle et accessible.
Nous nous sommes souvent dit que si notre première véritable rencontre avec un artiste avait été différente, notre histoire aurait peut-être pris un autre chemin.
Et impossible de parler de Clément sans parler de Doriane Lorimier, son agente artistique. Doriane est un personnage exceptionnel qui nous a, elle aussi, immédiatement séduits par sa personnalité, sa passion et son incroyable connaissance du monde de l’art. Depuis notre rencontre, elle nous a énormément appris, conseillés et éclairés sur cet univers où nous avons encore tant à découvrir et à apprendre. Elle fait, elle aussi, pleinement partie de cette histoire, et il était important pour nous de la citer et de la remercier.
Depuis 2023, nous avons également eu la chance de voir le parcours de Clément prendre une dimension incroyable. Ses œuvres ont voyagé, les expositions se sont succédé en Belgique et à l’étranger, jusqu’à New York récemment. Et forcément, nous regardons tout cela avec une certaine fierté : nous avons commencé par aimer un tableau, puis nous avons découvert un artiste, une personnalité et finalement tout un univers.
Ce que nous aimons chez Clément, c’est précisément qu’il ne ressemble à personne d’autre. Il y a ses chevaliers, ses animaux, ses personnages improbables, son humour, sa belgitude, ses couleurs et cette formidable autodérision qui le pousse régulièrement à se glisser lui-même dans ses tableaux, avec ce fameux long nez devenu presque une signature.
Clément ne peint pas simplement des personnages. Il construit son propre monde.
Un monde parfois drôle, parfois étrange, parfois beaucoup plus profond qu’il n’y paraît. Sa peinture devient tour à tour un moyen de raconter, de revendiquer, de questionner, parfois de dénoncer, mais aussi de rassembler.
Cette idée de rassemblement nous touche particulièrement chez lui. Clément est belge dans tout ce que ce mot peut avoir de multiple. Flandre, Wallonie, Bruxelles : il joue avec les symboles, les identités et les différences, puis les réunit avec humour dans son imaginaire. Il ne gomme pas les différences : il les fait cohabiter.
C’est exactement ce que nous recherchons chez les artistes dont nous avons le coup de cœur. Une œuvre doit évidemment nous toucher visuellement, mais elle doit surtout porter une identité, une sincérité, une liberté et avoir quelque chose à nous raconter. Nous aimons les artistes qui utilisent la peinture pour s’exprimer, prendre position, interroger, bousculer, dénoncer parfois, faire sourire aussi, et rassembler.
Et cette manière de regarder l’art est progressivement devenue une histoire de famille.
Dans cette histoire, Simon et Louise occupent une place toute particulière.
Simon, artiste et galeriste, possède ce que l’on aime simplement appeler « un œil » : une culture artistique impressionnante, une curiosité insatiable et cette capacité rare à repérer un artiste, une œuvre, une singularité. C’est d’ailleurs lui qui nous a fait découvrir Clément et qui, probablement sans le savoir, a posé l’une des premières pierres de l’aventure TICH.
Louise, notre fille, est quant à elle depuis longtemps un véritable pilier de nos aventures entrepreneuriales. Photographe, passionnée d’art, elle possède elle aussi un regard très personnel et une formidable sensibilité artistique. Elle nous accompagne dans nos choix et nous a déjà fait découvrir plusieurs artistes, dont certains entreront bientôt, à leur tour, dans l’histoire de TICH.
Charlotte et Édouard, les deux plus jeunes, apportent encore autre chose à notre vision et à nos coups de cœur : la spontanéité de leur regard. Ils grandissent entourés d’art, nous accompagnent dans les musées, les expositions et les vernissages, observent, découvrent et apprennent avec nous. Leur regard se construit peu à peu, mais conserve quelque chose de particulièrement précieux : une réaction immédiate, instinctive, presque sans filtre face à une œuvre. Ils aiment ou n’aiment pas, sont touchés ou ne le sont pas, et savent souvent l’exprimer avec une simplicité désarmante. Chez eux, les tripes, l’émotion et l’instinct parlent en premier.
Cette fraîcheur apporte une voix différente aux quatre autres regards de la famille et fait pleinement partie de la manière dont TICH construit ses coups de cœur.
Ce premier coup de cœur partagé par Hélène et Eric, sur les conseils de leur fils Simon, s’est ainsi peu à peu transformé en une véritable aventure familiale.
Aujourd’hui, nous sommes six, parents et enfants, trois filles et trois garçons, réunis sur trois générations autour de la même passion. Six sensibilités, six regards, six caractères qui construisent ensemble le regard de TICH.
C’est devenu l’une des particularités de TICH : une Art Family Gallery.
Nous pouvons discuter, hésiter, ne pas toujours être touchés par les mêmes choses. Et c’est justement ce que nous aimons. Mais lorsqu’un artiste parvient à toucher ces six sensibilités différentes, nous savons qu’il s’est passé quelque chose.
Un clan. Six regards. Trois générations. Un même coup de cœur.
TICH est née de nos coups de cœur. Et c’est avec eux que nous voulons écrire la suite.
Voilà pourquoi nous ne pouvions pas inaugurer TICH Gallery en présentant Clément Jacques-Vossen sans présenter JACKASS.
Pour nous, c’était impensable.
Il y a L’Origine du monde de Courbet. Toutes proportions gardées, et avec l’autodérision que Clément appréciera certainement, JACKASS est un peu l’origine de notre nouvelle aventure à nous.
L’origine de notre collection.
L’origine de notre passion.
Et, quelque part, l’origine de TICH Gallery.
La première œuvre. Le premier coup de cœur. La première pierre de tout ce que nous construisons aujourd’hui.
Et aujourd’hui, la boucle est magnifique : l’artiste qui a contribué à faire naître cette passion est aussi celui avec lequel nous inaugurons notre galerie.
Nous ne pouvions rêver plus belle histoire.
Avant TICH Gallery, il y eut JACKASS.
La première œuvre. Le premier coup de cœur. La première pierre.
JACKASS …
L’ORIGINE DE TOUT …